« Mieux manger », c’est s’interroger avant tout sur notre rapport à l’agriculture. Connaissons-nous l’agriculteur le plus proche de notre domicile ? Chez quel légumier ou boucher peut-on acheter les produits de notre région ? Quand on achète du lait chez Aldi ou chez Lidl, est-il produit par des vaches belges ?

Au-delà de l’aspect « local », la façon dont nous nous nourrissons a des conséquences directes sur notre santé. Sait-on que la plupart des produits cuisinés à l’huile végétale le sont le plus souvent à l’huile de palme dont la consommation est directement liée aux maladies cardio-vasculaires ? L’environnement est aussi affecté par notre manière de consommer, de manger. La diversité des espèces est menacée par les modes de production agricole et la « standardisation » de nos assiettes. Les confitures « maison » disparaissent, les tomates ne goûtent plus toujours la tomate… Autrefois, chez nous, il y avait plus de 60 variétés de pommes. Combien aujourd’hui ?

Ce que nous consommons influence aussi les relations Nord-Sud. Nos importations ont un impact sur la vie des paysans à l’autre bout de la terre. Par exemple, La quinoa, le café, le cacao, l’orange ou le pamplemousse sont le plus souvent produits par des travailleurs locaux sous-payés. Pourtant, il est aujourd’hui possible de se procurer des produits équitables. Nous devons y penser.

Une grande partie du territoire d’Olne reste dédiée à l’agriculture et à l’élevage. Nous devrions donc avoir la possibilité de se fournir chez les producteurs voisins. Ecolo souhaite renouer les liens entre les villageois et leur terre. De plus en plus de consommateurs aujourd’hui évitent de consommer des aliments qui ont parcouru 10.000 km avant d’atteindre leur assiette. Manger local et de qualité, c’est un projet que nous pourrions à moyen terme rendre possible grâce à des actions innovantes (groupes d’achats communs, soutiens aux agriculteurs qui favorisent le « circuit court », promotion des produits locaux, etc.).

Notre commune vient d’obtenir le label « Commune équitable » et s’engage dans la voie d’une consommation qui respecte les producteurs en leur attribuant un prix juste, en garantissant des conditions de travail décentes, dans le respect de l’environnement. Nous souhaitons donner une assise plus forte à cette initiative en l’intégrant dans la CLDR (Commission Locale de Développement Rural) qui pourrait en assurer le pilotage et développer d’autres projets.

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